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Cosm réinvente l’expérience immersive grâce aux dômes LED

Lorsqu’on évoque aujourd’hui les technologies immersives, les discussions se concentrent souvent sur les casques de réalité virtuelle, les mondes numériques ou encore les expériences interactives individuelles.

Pourtant, une autre voie est en train d’émerger, moins médiatique mais probablement plus prometteuse à long terme : celle des expériences immersives collectives.

C’est précisément le terrain sur lequel évolue Cosm.

Basée aux États-Unis, l’entreprise développe depuis plusieurs années un concept qu’elle qualifie de « Shared Reality », une forme d’immersion partagée qui permet à plusieurs centaines de personnes de vivre simultanément un événement comme si elles y étaient physiquement présentes.

À première vue, l’idée peut sembler simple. Installer un immense écran géant courbe, diffuser un contenu spectaculaire et accueillir du public.

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Mais lorsqu’on regarde de plus près les infrastructures développées par Cosm à Los Angeles et Dallas, on comprend rapidement que nous sommes face à quelque chose de bien plus ambitieux.

L’entreprise ne cherche pas seulement à construire des salles équipées d’écrans géants, elle tente de redéfinir la manière dont nous assisterons demain à des événements sportifs, culturels ou artistiques.

Une histoire qui commence bien avant les écrans LED

Pour comprendre Cosm, il faut revenir plusieurs décennies en arrière.

L’entreprise n’est pas née dans l’univers du spectacle ou de l’événementiel. Son ADN provient d’un secteur beaucoup plus discret : celui des planétariums et des systèmes de simulation immersive.

À travers l’acquisition de sociétés historiques comme Evans & Sutherland, Spitz ou encore Digistar, Cosm a hérité de plusieurs dizaines d’années de recherche consacrées à une problématique finalement assez simple : comment donner à un spectateur l’impression d’être ailleurs ?

Pendant longtemps, ces technologies ont été utilisées dans les centres scientifiques, les observatoires et les planétariums. Leur objectif consistait à projeter des environnements complets sur des surfaces hémisphériques capables d’occuper la totalité du champ de vision.

Bien avant que le terme « immersion » ne devienne un argument marketing, ces entreprises travaillaient déjà sur la perception humaine, la spatialisation de l’image et les mécanismes qui permettent au cerveau d’accepter l’illusion.

Cosm a repris cet héritage pour l’adapter aux technologies mur LED contemporaines.

Le résultat est particulièrement intéressant car l’entreprise ne raisonne pas comme un fabricant d’écrans.

Elle raisonne comme un créateur d’environnements immersifs.

La différence est fondamentale.

Le dôme devient l’écran

Dans une installation audiovisuelle traditionnelle, l’écran constitue un élément du bâtiment.

Chez Cosm, c’est presque l’inverse, le bâtiment est conçu autour de l’écran.

Les sites actuellement exploités à Los Angeles et Dallas reposent sur un immense dôme LED d’environ 27 mètres de diamètre. Cette structure couvre près de 180 degrés du champ de vision du spectateur et transforme complètement la relation entre le public et l’image.

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Nous ne sommes plus dans la logique d’un écran que l’on regarde à distance, le spectateur est littéralement placé au cœur du dispositif.

Cette approche modifie profondément la manière de concevoir l’affichage.

Dans un mur LED classique, les principales préoccupations concernent généralement la résolution, le pixel pitch, la luminosité ou la maintenance.

Dans un environnement immersif de cette taille, d’autres paramètres deviennent tout aussi importants.

  • La courbure de la surface.
  • La continuité visuelle.
  • La gestion des perspectives.
  • La cohérence des mouvements.
  • La synchronisation entre image et son.

Autant d’éléments qui contribuent directement à la sensation de présence.

Une prouesse technique souvent sous-estimée

Les visiteurs retiennent généralement l’effet spectaculaire du dôme.

Les ingénieurs, eux, regardent autre chose, ils observent la quantité de technologie nécessaire pour faire fonctionner un tel système.

Cosm indique que ses installations intègrent plus de 100 millions de LEDs sur le seul dôme immersif.

À cette échelle, chaque détail compte.La moindre variation de luminosité devient visible.

Une différence de température de couleur entre deux modules peut apparaître immédiatement sur une surface aussi vaste.

La calibration doit être réalisée avec un niveau de précision rarement rencontré dans les installations traditionnelles.

Le traitement vidéo représente également un défi considérable.

La résolution globale du système dépasse largement les standards habituellement utilisés dans l’événementiel ou la diffusion audiovisuelle classique.

Les contenus doivent être adaptés à une surface courbe gigantesque tout en conservant une parfaite cohérence géométrique.

Nous sommes finalement plus proches des contraintes rencontrées dans les simulateurs avancés ou les centres de visualisation scientifique que dans l’univers traditionnel du mur LED.

sport bar cosm dome

 

Le pixel pitch n’est plus la seule question

Dans l’industrie du LED, les discussions tournent souvent autour du pixel pitch.

  • 0.9 mm.
  • 1,2 mm.
  • 1,8 mm.
  • 2,5 mm.

Pourtant, des réalisations comme Cosm montrent que la qualité perçue d’une expérience immersive ne dépend pas uniquement de ce paramètre.

Même si Cosm ne communique pas officiellement sur toutes les caractéristiques de ses modules LED, les estimations du marché situent le pitch dans une plage comprise entre 1,5 et 2,5 mm selon les zones et les générations d’installation.

À première vue, certains pourraient considérer qu’il serait possible d’aller encore plus loin,mais ce raisonnement oublie une réalité essentielle : dans un environnement immersif, la résolution n’est qu’un élément parmi d’autres.

  • La qualité du contraste.
  • La gestion des noirs.
  • La stabilité colorimétrique.
  • L’angle de vision.
  • La fréquence de rafraîchissement.
  • La qualité du traitement vidéo.
  • L’homogénéité de la surface.

Tous ces paramètres participent à la perception finale du spectateur.

Et dans certains cas, ils deviennent plus importants que quelques dixièmes de millimètre de pitch.C’est une leçon particulièrement intéressante pour l’ensemble de notre secteur.

Une expérience qui commence avant l’écran

L’un des aspects les plus fascinants du projet Cosm concerne la captation des contenus.

Car pour donner l’impression d’être présent au bord d’un terrain NBA ou dans un stade de football, disposer d’un immense dôme LED ne suffit pas.

Il faut également produire des images adaptées à ce type de diffusion.

Les méthodes de réalisation télévisuelle traditionnelles montrent rapidement leurs limites, une retransmission classique repose sur une succession de plans, de zooms et de changements de caméra.

Dans un environnement immersif, cette logique peut devenir inconfortable pour le spectateur.

Cosm a donc développé son propre écosystème de captation afin de produire des contenus capables d’exploiter pleinement le potentiel du dôme.

L’objectif n’est plus seulement de montrer l’événement, il s’agit de recréer une sensation de présence.

Et c’est probablement là que se situe la véritable innovation.

Le son joue un rôle tout aussi important

Lorsque l’on découvre les images d’un site Cosm, il est naturel de concentrer son attention sur l’écran.

Pourtant, l’immersion ne repose jamais uniquement sur l’image, le système audio constitue un élément fondamental de l’expérience.

Les installations utilisent des dizaines d’enceintes réparties dans l’ensemble de l’espace afin de reproduire précisément l’environnement sonore de l’événement diffusé.

  • Les réactions du public.
  • Les déplacements sur le terrain.
  • Les effets d’ambiance.
  • Les annonces.

Tout est pensé pour renforcer la cohérence entre ce que le spectateur voit et ce qu’il entend et l’immersion fonctionne précisément parce que tous les éléments convergent dans la même direction.

Une technologie qui dépasse largement le sport

Aujourd’hui, le sport constitue le principal moteur de développement de Cosm.

Le modèle est facile à comprendre :Il est impossible d’offrir à chaque supporter une place au premier rang lors d’une finale NBA ou d’une course de Formule 1.

En revanche, il devient envisageable de recréer une partie de cette expérience dans des lieux dédiés.

Mais limiter Cosm au sport serait une erreur, les applications potentielles sont considérables.

  • Les musées.
  • Les centres scientifiques.
  • Les destinations touristiques.
  • Les expériences de marque.
  • Les spectacles immersifs.
  • Les centres de formation.
  • Les lieux culturels.

Tous ces secteurs cherchent aujourd’hui à proposer des expériences plus engageantes et plus mémorables.

Ce que Cosm nous apprend sur l’évolution du marché

Chez Pekason, nous suivons depuis longtemps l’évolution des technologies LED.

Au fil des années, nous avons vu les écrans devenir plus grands, plus lumineux, plus fiables et plus performants.

Mais ce qui nous frappe aujourd’hui est ailleurs, la technologie n’est plus la finalité.

Elle devient un outil au service de l’expérience.

Les porteurs de projets ne nous interrogent plus uniquement sur le pixel pitch ou la résolution, ils réfléchissent à l’émotion qu’ils souhaitent créer.

C’est précisément ce que démontre Cosm.

Et cette approche pourrait bien influencer durablement l’ensemble de notre industrie.

La France possède déjà de nombreux atouts pour accueillir ce type de projets : une forte tradition culturelle, des acteurs reconnus dans l’événementiel, des intégrateurs audiovisuels expérimentés, des créateurs de contenus talentueux et un marché de plus en plus sensible aux expériences immersives.

La question n’est donc pas de savoir si ces technologies trouveront leur place en Europe ,la question est plutôt de savoir quelles formes elles prendront.

Une chose semble néanmoins certaine : l’avenir du LED ne se limitera pas à afficher des images toujours plus grandes ou plus définies.

Il consistera à créer des lieux capables de raconter des histoires, de susciter des émotions et de réunir le public autour d’expériences qu’aucun écran domestique ne pourra reproduire.

Et c’est précisément ce qui rend Cosm aussi passionnant à observer aujourd’hui.

Et demain en France ?

Si les premières implantations de Cosm ont naturellement vu le jour aux États-Unis, les questions soulevées par ce modèle dépassent largement le marché américain.

Partout en Europe, les acteurs de la culture, du divertissement, du tourisme et de l’événementiel cherchent à renouveler l’expérience proposée aux visiteurs. Les musées investissent dans des parcours immersifs, les destinations touristiques développent des expériences numériques, les salles de spectacle repensent leur rapport à l’image et les marques cherchent à créer des lieux capables de générer une véritable émotion.

Dans ce contexte, les technologies mises en œuvre par Cosm apparaissent moins comme une curiosité technologique que comme un indicateur de l’évolution du marché.

Bien entendu, toutes les villes n’accueilleront pas demain un écran LED de 27 mètres de diamètre….pas demain

 

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